Crédit photo: SEBASTIEN AUBINAUD
Basket. Ligue féminine : Élise Prodhomme ne calcule plus !
Modifié le 13/02/2015 à 15:17 | Publié le 11/02/2015 à 04:10
Élise Prodhomme pensait ne jamais jouer en Ligue féminine. Elle y a pourtant inscrit 20 points en 20 minutes, le week-end dernier, avec l'UF Angers. | Photo : Sébastien Aubinaud / Ouest-France
Par Julien HIPPOCRATE.
En sortant de l'Insep, l'ailière de l'UF Angers avait abandonné l'idée d'évoluer au plus haut niveau. Devenue comptable, elle a finalement découvert l'élite du basket féminin.
Il lui a fallu quelques mois de réflexion. Le temps de bien peser le pour et le contre, de prendre un peu de recul sur cette proposition qu'elle n'attendait plus. « J'avais fait une croix sur la Ligue féminine lorsque j'ai quitté l'Insep, raconte Élise Prodhomme. J'avais 16 ans, je m'étais remise en question et j'avais décidé de privilégier les études. Je pensais pouvoir jouer en N1 ou en Ligue 2, mais en ayant un métier à côté. »
Elle l'a eu, ce métier. Comptable. Un CDI en poche même... Qu'elle a fini par abandonner lorsque David Girandière lui a proposé un contrat de deux ans avec l'Ufab, en fin de saison dernière. « Ce n'était pas une décision facile à prendre... » Mais comment refuser d'aller au bout de cette passion de la balle orange née à Coulaines, entretenue au SCM Le Mans et confortée à l'Avenir de Rennes ? Comment refuser de poursuivre l'aventure après avoir connu tant d'émotions sous ce maillot angevin ?« Une vraie shooteuse »Arrivée à l'Ufab en 2010, Élise Prodhomme a d'abord vécu une saison difficile et la descente du club en N1. Mais la suite est à mi-chemin entre le conte de fée et la chevauchée fantastique : remontée immédiate en Ligue 2 dans un premier temps, découverte de la Ligue féminine dans la foulée ! Les Angevines, aujourd'hui respectées sur tous les parquets de l'élite, furent les premières surprises à l'époque de cette double promotion.
« On ne croyait tellement pas qu'on pourrait monter en Ligue, que personne ne s'est pris au sérieux. C'est grâce à ça qu'on a réussi ! », se souvient Élise Prodhomme, bientôt 26 ans, et qui posait des jours de congé pour faire les déplacements avec l'Ufab l'an dernier. Le short et les entraînements sur la pause du midi, la tenue de comptable le reste du temps : la Sarthoise a fait de grosses concessions pour avoir sa place en Ligue féminine. « Mais ce n'était pas possible sur la durée. Et comme j'ai assuré mon avenir avec mes diplômes, je ne regrette pas du tout d'avoir quitté mon métier. En plus, signer un premier contrat pro à 25 ans, c'est très rare ! »