Formé à l’intérieur, le Charitois Joris Bado fait carrière à l’aile

Formé à l’intérieur, le Charitois Joris Bado fait carrière à l’aile

Crédit photo: © photo d’archives christophe masson

Joris Bado (1,93 m, 27 ans) n’a plus l’âge d’être espoir, mais reste un joueur plein de promesses. Arrivé de NM2, l’ailier désire grandir avec La Charité.

Ironie du sport : parce qu'il était en avance, Joris Bado a pris du retard. Adolescent, sa croissance est si rapide qu'on lui prédit un avenir dans la raquette. Mais le joueur, formé à Poitiers (ProB et ProA), plafonne à 1,93 m et commence une carrière d'ailier avec un bagage technique d'intérieur.

 

Né il y a 27 ans à Cognac, où il goûtera avec modération à la NM1, Joris Bado se reconstruit une identité sportive, entre 2012 et 2018, dans les divisions inférieures : à Cahors (NM3), Prissé-Mâcon (NM2) puis Montbrison (NM2), qu'il quitte en 2018 sur une saison étincelante à 19,2 pts de moyenne.

 

Capable de « devenir un joueur dominant en NM1 », comme le prédit Fabien Anthonioz, son entraîneur, l'adroit Joris Bado veut continuer de s'épanouir à l'aile pour s'offrir le droit de rêver de divisions professionnelles. Et rattraper le temps perdu.

En grandissant vite, j'ai été formé au poste d'intérieur. Une fois chez les espoirs, la taille n'a pas suivi. Je me suis retrouvé ailier sans avoir de shoot ni de dribble.

La NM1 vous a fait les yeux doux. Pourquoi avoir choisi La Charité ?
Je me suis renseigné auprès de certains joueurs qui ont connu Fabien [Anthonioz]. C'est un coach capable de me faire progresser et c'est exactement ce que je recherche. J'aimerais un jour évoluer dans une division professionnelle (ProA, Pro B) et je vais tout faire pour y arriver. Mais j'ai l'impression que le temps presse.

 


À 27 ans, avez-vous le sentiment d'avoir pris du retard ?
En grandissant vite, j'ai été formé au poste d'intérieur. Une fois chez les espoirs, la taille n'a pas suivi. Je me suis retrouvé ailier sans avoir de shoot ni de dribble. Alors j'ai dû beaucoup bosser, parfois seul. C'est pour ça que j'ai pris du retard. Quand je vois ce que réalise Noah (Burrell, son coéquipier de 20 ans, NDLR)… J'étais incapable d'en faire autant son âge.

 

Comment appréhende-t-on le passage de la NM2 à la NM1 ?
Quand tu viens d'un niveau en dessous, que tu joues avec des mecs qui étaient en ProB la saison dernière (Pape Beye, Austen Rowland), tu peux être hésitant, tu n'as pas envie de faire d'erreur. Mais c'est quand tu réfléchis comme ça que tu fais des conneries sur le parquet. D'autant plus qu'il n'y a pas une si grosse différence entre la NM2 et la NM1, en tout cas pas au poste d'ailier. C'est plutôt à l'intérieur que ça change.

 

Quel regard portez-vous sur votre début de saison ?
Je le trouve moyen. Je n'ai pas encore été assez performant à mon goût. Avec Fabien, on défend différemment de ce que j'ai pu connaître. Il nous dit de cadrer l'adversaire, alors que j'avais plutôt l'habitude de l'orienter vers la ligne de fond. C'est un automatisme à avoir. Il faut se mettre à la page et ce n'est pas simple. Mais ça va venir.

 

Pourquoi avoir choisi le basket ?
Petit, j'ai touché un peu à tout : judo, rugby, athlétisme… Mais j'ai dû arrêter le sport à cause de la maladie d'Osgood-Schlatter (affection douloureuse d'un genou qui touche les adolescents durant leur croissance). Une fois guéri, j'ai tenté le basket, à 13 ans. J'ai accroché. C'est un sport passionnant, il se passe toujours un truc.

 

Songez-vous déjà à votre après-carrière ?
Oui, parce qu'on peut se péter du jour au lendemain. J'espère finir dans un petit club pour finaliser mes études. J'avais commencé un BTS en informatique que je n'ai pas terminé. C'est un domaine qui pourrait me brancher. Même si pour l'instant, je me concentre sur ma carrière parce que je veux voir plus haut.

 

Source: https://www.lejdc.fr/charite-sur-loire/sports/basket/2018/10/05/forme-a-linterieur-le-charitois-joris-bado-fait-carriere-a-laile-ou-il-se-bonifie-avec-le-temps_13006166.html