"Notre groupe aime vivre et apprendre ensemble"

"Notre groupe aime vivre et apprendre ensemble"

8 Novembre 2017

Meneuse d'1,65 m, Melissa Micaletto a 27 ans. Native de Strasbourg, où elle a débuté sa carrière, elle a connu de nombreux clubs, découvrant de nombreuses régions françaises (Mondeville, Nice, Armentières, Reims, Dunkerque, Nantes, Le Havre...). Depuis deux ans, elle évoluait au Hainaut. Arrivée à Arras à l'intersaison, elle a participé à cinq des six premières journées de championnat. Elle monte petit à petit en puissance. Elle reste sur une excellente performance lors de la victoire des Demoiselles à Strasbourg, le 3 novembre, où elle a notamment inscrit 17 points. Retour avec elle sur le début de saison des Demoiselles.

Déjà adoptée par les supporters !

Tu as été blessée en début de saison.

Oui, dès le premier match amical à cause d'un sol mal adapté sur lequel j'ai claqué mon talon. Ce choc a provoqué des contractures aux deux mollets. J’ai connu mieux comme préparation d’avant-saison... Je commence à aller mieux.

Comment juges-tu le début de saison d'Arras ?

Il a été compliqué car nous avons, à tour de rôle, enchaîné de petits pépins physiques. Comme notre groupe n'est guère étoffé, ces blessures se font vite ressentir.

Que manque-t-il, d'après toi, pour battre des équipes comme Calais ou Montbrison ?

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Il nous manque un mois de travail au complet pour être totalement prêtes... Attendons de récupérer tout le monde pour pouvoir enfin juger notre réel potentiel collectif.

A l'organisation

Sur un plan personnel, que penses-tu de ton début de saison ?

Je commence doucement à reprendre mes marques par rapport à la division, au changement de club.La confiance revient. J’ai eu une période où j’ai eu besoin d’observer et de retrouver mes repères. Je sors de deux saisons où les gens qui m'entouraient n'étaient pas des plus honnêtes... ce qui laisse forcément des traces.

Quelle est la principale force d'Arras ?

C'est notre cohésion. Même si elle ne se voit pas forcément encore dans les résultats, on en reparlera dans quatre mois ! Ce groupe a quelque chose en plus, quelque chose que les autres équipes n’ont pas : il aime vivre et apprendre ensemble, staff compris.

Et quelles sont les faiblesses de l'équipe ?

Peut être sa jeunesse par moment, le manque de recul et d’analyse des situations. Mais ça fait partie du processus d’apprentissage des jeunes joueuses. D'une certaine manière, c'est enrichissant.

Garde à vous !

Tu es la première meneuse, Marine Mulumba la seconde. Comment se passe la cohabitation ?

Nous partageons la mène avec Marine... et je lui cède même ma place par moment car, nouveauté pour moi cette saison, je joue également au poste d’arrière sur de courtes périodes. Marine est talentueuse, c’est un plaisir de partager mon poste avec elle. J’essaye de lui apporter tout ce qui m'a été transmis au cours de ma carrière. J’ai eu la chance de côtoyer quelques joueuses à côté de qui j’ai beaucoup appris : Caro Aubert, Jo Gomis, Virginie Brémont. J'aime apprendre un max de choses pour les redonner ensuite...

Que penses-tu de la ville d'Arras ?

J'aime beaucoup cette ville ! Je commence à y avoir mes petites habitudes, comme le marché du samedi matin où je croise régulièrement des supporters ou des dirigeants du club. Je n'ai pas trouvé de points négatifs pour le moment... pourvu que ça dure !